Jlyingukh
Qu’a donc cette jeune fille ? Elle vous semble bizarre ? Forcément : c’est une Ɉlyingukh. Une quoi ? Bon : prononcez juste le « y » de « yeux », puis « Line » (comme le prénom), puis « goût » (comme le sens), et enfin un « k » très doux, comme dans un souffle. Très bien ! Vous savez tous le prononcer, désormais. Mais vous ne savez toujours pas ce que ça veut dire.
Il convient tout d’abord de vous parler du Spectre des Quinze Degrés. Entendez là « spectre » dans le sens du spectre lumineux, pas dans le sens de fantôme !
Il s'agit d'une classification des êtres, en 15 degrés. Elle est représentée en arc de cercle ou en pyramide (comme ici). Les degrés 1 à 8 sont plutôt du côté du vivant, alors que les degrés 8 à 15 sont plutôt du côté de la mort.
Degré 1° : les deux Esprits primordiaux (Zlaa = la lumière, et Kouvalatchyi = l'ombre)
Degré 2° : les êtres cosmogoniques (Limezinaï, la Lune, le Soleil, Ouvameïlyi, les minéraux, les végétaux...)
Degré 3° : les esprits protecteurs et/ou égareurs
Degré 4° : les Sept Premiers (les humano-ursidés)
Degré 5° : les animaux
Degré 6° : les humains d'ascendants divins (Tumlik, les quatre premiers Liatchiki, ...)
Degré 7° : les humains en tout début de vie
Degré 8° : les humains vivants
Degré 9° : les humains en fin de vie
Degré 10° : les humains compagnons d'esprits (Vádjouk, ...)
Degré 11° : les Ɉlyingukha
Degré 12° : les liatchiki descendants des quatre énoncés au degré 6°
Degré 13° : les fantômes
Degré 14° : les empruntes (= fantômes qu'on ne peut plus ni voir, ni entendre, mais dont on ressent la présence)
Degré 15° : les esprits des morts
Et maintenant, entrons dans le vif du sujet, avec le degré 11° : les Ɉlyingukha.
Un ou une Ɉlyingukh, des Ɉlyingukha.
Etat d’un être humain, ni mort, ni vivant, mais entre les deux. Les Ɉlyingukha peuvent agir comme n’importe quel être humain vivant, y-compris avoir des enfants. Ils ne peuvent être tués, ni blessés. Seulement, cet état n’est que passager : les Ɉlyingukha passent définitivement du côté de la mort à l’âge de 38,5 ans (quand on devient idunániouk).
On ne naît pas Ɉlyingukh, on le devient, après un procédé précis relativement complexe : il faut d’abord confectionner un breuvage à partir d’ingrédients secrets, faisant référence à la Cosmogonie ; ce breuvage doit être ensuite versé bouillant dans une coupe de cristal noir ; les mains sur la coupe (mais de manière à ne pas se brûler), on nomme les êtres de la Cosmogonie, en commençant par les humains puis en remontant jusqu’à « Soleil _ Ouvameïlyi _ Lune _ Limezinaï _ Zlaa _ Kouvalatchyi », enfin on boit d’une seule traite le « breuvage noir » (qui aura eu le temps de refroidir suffisamment pendant l’égrenage des noms cosmogoniques) ; par la suite, dans une limite de trois nuits et trois jours suivant l’absorption du breuvage, il faut s’asseoir sur un sol naturel (terre nue, herbe, rocher…), tracer à l’aide d’un outil naturel (doigt, bout de bois, craie brute, caillou, terre, …) le « Spectre des quinze degrés », nommer chaque degré en le marquant (de pierres, cailloux, bouts d’herbe, petits tas de terre, …), et enfin frapper le degré « Ɉlyingukh » avec un objet pointu (couteau, poignard, …).
On ressent alors une grande vague froide, puis chaude. L’apparence change : la peau devient blanche et glacée, les cheveux, les yeux, les cils et les sourcils deviennent noirs, les ongles deviennent noirs, lisses et brillants de manière à refléter les alentours. Les Ɉlyingukha peuvent parfaitement voir dans l’obscurité. Leur intégrité physique ne peut être atteinte ; ils demeurent tels qu’ils étaient lors de leur passage de l’état de « vivant » à celui de Ɉlyingukh, ne vieillissant pas physiquement.
Il faut être nánioukta, tinániouk ou nániouk (soit avoir au moins 16,5 ans, et ne pas avoir plus de 33 ans) pour devenir Ɉlyingukh : si on tente de le devenir avant 16,5 ans ou après 33 ans, le « breuvage noir » est régurgité dans la minute qui suit son absorption.
Si on n’achève pas le processus dans la limite des trois nuits et trois jours, on meurt.
Quel est l’intérêt de devenir Ɉlyingukh dans de telles conditions ? Les raisons sont multiples et dépendent de chacun. Il s’agit souvent de personnes voulant accomplir un acte particulièrement dangereux pour défendre une cause. Il y aurait beaucoup de Ɉlyingukha en temps de guerre, par exemple. Quoiqu’il en soit, devenir Ɉlyingukh n’est pas une décision qui se prend à la légère.
Je rappelle enfin qui les Ɉlyingukha sont des êtres qu’on trouve dans les contes, mythes, légendes et fables koviouvaga, tout comme on trouve dans des contes, mythes, légendes et fables d’autres peuples des vampires, des loups-garous, des fées, …
A bientôt !^^
[lire les tous débuts de la Cosmogonie]
[lire une histoire mettant en scène Limézinaï]
[lire pour découvrir qui sont les Sept Premiers]
[lire une histoire mettant en scène Tumlik]
[lire l'histoire de Vadjouk et de la naissance des quatre premiers Liatchiki]
Bravo les filles de l’OL et bravo Philippe Croizon !
Hier, les Lyonnaises ont conservé leur titre ! Dans le Stade olympique de Munich, elles ont battu les Allemandes de Francfort 2 à 0 lors de la finale de la Ligue des Champions dames (appellation étrange en français : on aurait plutôt tendance à dire Ligue des Championnes, mais elle vient de l’expression anglaise « Champions League Women ») et remportent donc le trophée pour la seconde année consécutive. Les buts sont signés Eugénie Le Sommer (sur pénalty à la 15ème minute) et Camille Abily (à la 28ème minute).
Pour voir les temps forts du match :
http://wat.tv/p/51e7x via @Eurosport_FR
Résumé :
http://www.wat.tv/video/eurosport/lyon-reine-europe-51ebv_2f1o7_.html
De son côté, Philippe Croizon, au bout de 7h, 35 minutes et 37 secondes, a relié l’Océanie à l’Asie à la nage, accompagné d’Arnaud Chassery et d’un jeune Papou prénommé Seth (son nom n’est pas indiqué). C’est la première étape de son projet de rallier les continents à la nage. Pour en savoir plus : http://www.lefigaro.fr/autres-sports/2012/05/18/02021-20120518ARTSPO00332-croizon-1er-pari-reussi.php
Bravo encore à toutes et à tous !^^
Tkitiarka, Tcholir et Méblyndo.
Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie. A cette occasion, voici l’illustration du billet du 12 septembre 2006 ; il s’agit du mythe de Tkitiarka.
Pour vous éviter de rechercher dans les archives, voici le mythe dont il est question, d’abord sous forme d’un tumuk (sorte de tablette, à l’origine en os ou en bois, et pour les plus récents tumuka en tissus ou en papier, sur laquelle sont indiquées les grandes lignes des mythes, contes et légendes Koviouvaga), puis sous forme de récit (pour ceux qui aiment chercher quand même, voici le lien vers le billet )
Parmi les sept premiers, il y a 4 ours hommes et 4 ours femmes… mais ça fait 8, m’objecterez-vous. Eh bien non ! Car l’Ours(e) rouge, Tkitiarka, peut être soit un homme, soit une femme. Le problème, c’est que cet(te) ours(e) est très tête en l’air. Voici une aventure qui lui est arrivée.
Tkitiarka avait pris la forme d’une femme, et se promenait à la lisière de la taïga, quand un jeune homme nommé Tcholir tomba amoureux d’elle. Il la suivait, émerveillé, et lorsqu’elle le remarqua et se tourna vers lui, il trembla, tenta de lui parler, mais les mots restaient bloqués au fond de sa gorge. Tkitiarka lui sourit gentiment, et le prit par la main. Ils cheminèrent un moment le long de la lisière, et vint le moment ou Tkitiarka dut retourner dans la taïga. Elle embrassa Tcholir, lui dit : « je t’attendrai là demain. », puis leva les mains et se changea en ours(e).
Quelques instants plus tard, Tkitiarka décida de se changer en homme. Il se promenait à la lisière de la taïga, quand une jeune fille nommée Meblyndo tomba amoureux de lui. Elle le suivait, émerveillée, et lorsqu’il la remarqua et se tourna vers elle, elle trembla, tenta de lui parler, mais les mots restaient bloqués au fond de sa gorge. Tkitiarka lui sourit gentiment, et la prit par la main. Ils cheminèrent un moment le long de la lisière, et vint le moment ou Tkitiarka dut retourner dans la taïga. Il embrassa Meblyndo, lui dit : « je t’attendrai là demain. », puis leva les mains et se changea en ours(e).
Le lendemain, Tkitiarka se rendit à la lisière de la taïga, heureux de revoir Tcholir et Meblyndo. Mais un doute l’envahit : qui devait venir en premier ? Tkitiarka chercha dans sa tête, et finit par se dire que ça devait être Meblyndo. Il se changea donc en homme, et attendit. Mais c’est Tcholir qui arriva. Et quand il vit Tkitiarka, il le trouva très beau, si beau qu’il l’aima tout de suite. Ils restèrent longtemps tous les deux à discuter, puis s’embrassèrent, et Tkitiarka retourna dans la taïga, et réfléchit : « j’étais en homme à l’instant, il faut donc que je change pour après, c’est logique, puisque hier c’était comme ça aussi… » Et Tkitiarka se changea en femme. Elle attendit, et Meblyndo arriva. Et quand elle vit Tkitiarka, elle la trouva très belle, si belle qu’elle l’aima tout de suite. Elles restèrent longtemps toutes les deux à discuter, puis s’embrassèrent, et Tkitiarka retourna dans la taïga.
Ni Tkitiarka, ni Tcholir, ni Meblyndo ne furent dérangés par tout cela, et les autres non plus ne furent pas choqués. C’est l’amour qui avait parlé, il avait eu le dernier mot. Tkitiarka n’est-il (elle) pas l’ours(e) de l’amour ?
A bientôt, et n’oubliez pas qu’une journée ne suffit pas à défendre des droits ou une cause : c’est quelque chose qui doit se faire toute l’année, des actions les plus quotidiennes aux événements plus spectaculaires.^^
Dark Shadows !
Ça y est ! J’y suis enfin allée ! Ce matin (c’est moins cher le dimanche matin ;)), avec Milenko, direction une salle obscure… Non, pas pour ce que vous croyez, bande d’esprits mal placés ! Je disais donc, direction le cinéma (comme ça, pas d’ambiguïté) pour voir Dark Shadows ! Fantaisie, humour et frisson… J’ai très fortement apprécié !
Pour en savoir plus sur le film : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130298.html
Pour voir toute la filmographie de Tim Burton : http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=6494.html
A bientôt !^^
Dudas…
Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de ce sujet pourtant très hautement intéressant (prenez-le de façon ironique ou sincère, comme vous voulez), c’est-à-dire… MOI !
Plus sérieusement, je pense ne pas être la seule dans ce cas, d’où ce billet un peu plus personnel que les autres coups de gueule, résultats sportifs ou partie de rigolade.
J’ai l’impression d’être hors de la vraie moi. Je ne me reconnais pas dans l’existence que je mène en ce moment. Je n’avais pas rêvé d’une vie si banale, si bancale.
Quand je m’imaginais dans le futur, quand j’avais la moitié de l’âge que j’ai aujourd’hui, je me voyais dans une maison créée par moi (sur le modèle des maisons romaines), un mari, des enfants… Mais tout cela pour cacher une trépidante vie d’aventurière un peu espionne, enquêtrice et journaliste pour dénoncer toutes les injustices du monde. J’étais aussi écrivain et j’illustrais mes histoires.
Il y a dix ans, mes rêves d’avenir étaient déjà beaucoup plus… Beaucoup moins… Bref : finie la vie d’aventurière, mais j’avais espoir de vivre quelque chose, je ne savais pas quoi, mais quelque chose qui donnerait du piment à l’existence. Un voyage en Antarctique, par exemple. J’ai toujours voulu y aller. Ou plus simplement un soir d’été avec un amoureux au bord de la mer, les pieds dans l’eau, ou en haut d’une colline avec vue sur une ville pendant un feu d’artifice. Et côté travail, je me voyais bien chercheuse (dans des domaines très variés), et toujours écrivain-illustratrice de mes propres histoires.
Mais peu à peu la vie et la société m’éteignent, m’effacent. Je ne peux pas consacrer à ce que je voudrais, obligée que je suis de travailler et/ou de rechercher un emploi. C’est étrange : la société t’emploie comme un vulgaire objet, puis te jette quand tu ne lui es pas utile. A noter aussi qu’étymologiquement le mot travail désigne une torture…
Je n’ai plus ce ressort qui me faisait avancer, ces espoirs, ces buts qui me faisaient aller de l’avant. Je stagne. Tout est précaire, incomplet, inaccompli. Et ma route est devenue monotone, jusqu’au monochrome du tunnel sans fin dans lequel elle s’est engouffrée.
J’ai des doutes (c’est la signification du castillan « dudas ») pleins la tête, des doutes sur tout. Je me souviens d’avoir fait un rêve il y a dix ans, où une moi du futur venait me voir. A cette époque j’étais mince (j’avais perdu20 kgen 6 mois rien qu’en mangeant mieux). La moi du futur était plus grosse que je ne l’étais avant de perdre ces20 kg, elle semblait désabusée, angoissée, et me disait de bien faire attention sinon j’allais tout reprendre et même au-delà… Rêve prémonitoire ? Toujours est-il que cela s’est effectivement produit. Et tout ce que j’ai pu essayer pour retrouver ma silhouette depuis a échoué, car je n’ai plus ce ressort d’alors. La vie me semblait ouverte à toutes sortes de possibilités. Certes, même à cette époque, j’avais des moments de doutes, mais ils étaient vite balayés. Maintenant, après des proches en moins, les espoirs ternis, les innombrables réponses négatives à mes demandes d’embauche, bref : après toutes ces déceptions et grands revers en pleine figure, comment retrouver l’envie ?
Heureusement qu’il y a des gens (des amis, par exemple !) qui aident à maintenir une petite lueur, un peu de couleurs. Mais chacun fait sa vie, et peu à peu tous sont dispatchés ici et là et on ne se voit plus autant qu’avant (toutefois, merci Facebook, merci MSN, merci les boîtes mails… C’est très pratique pour maintenir le contact !).
Voilà. Derrière l’habituel sourire, le rire déployé et les pirouettes extravagantes et fantasques, il y a ça : qui s’en serait douté ?
Mot de consolation pour Nicolas Sarkozy.
Nicolas,
Le résultat est tombé : tu n’as pas été réélu. Tu dois être légèrement dégoûté, mais vois plutôt le bon côté des choses :
Finies, toutes ces interminables réunions de G8, G20 et j’en passe ! Tu pourras désormais passer des nuits pénard, à roupiller… Enfin, roupiller… Tant que Giulia ne fait pas encore ses dents, parce que là, ouïlle (je ne sais pas quand tu as fait une dernière dent ; moi ça m’est arrivé récemment, et je peux te dire que ça fait très mal, et on comprend pourquoi les bébés pleurent quand elles percent).
Finis, les incessants sarcasmes, déblatérations et autres montées en épingle sur tes moindres faits et gestes et tes paroles les plus anodines ! Tu pourras désormais faire et dire ce que tu veux sans que la presse ne relaie systématiquement tout ! Finies aussi, les petites phrases et remarques mesquines de certains journalistes.
Finies, tes vacances raccourcies à cause d’événements critiques qui t’obligent à revenir à Paris au plus vite pour une cellule de crise ! Finis, tes repos gâchés à cause de la politique ! Tu vas maintenant pouvoir profiter de moments agréables avec ta famille, et suivre en direct les premiers pas de ta fille (chose que tu n’aurais peut-être pas pu faire, pris par un sommet pour tenter de sauver l’Euro ou l’épargne des Français, entre autre).
Fini de voir toutes tes réformes systématiquement incomprises par des gens qui ne cherchent de toute façon pas à comprendre !
Bref : tu n’auras plus à t’emmerder pour une bande d’ingrats qui ne comprennent rien à rien !
Amitiés,
ETK.
Election présidentielle : et le vainqueur est…
François Hollande!
En effet, il a été élu avec 51,9 % des suffrages, contre 48,1 % pour Nicolas Sarkozy.
Ce soir, 51,9 % des Français vont boire pour fêter ça, et 48,1 % des Français vont boire pour oublier ça…
Mais, quand on calcule : 51,9 + 48,1 = 100 % !!! Voilà ce qui fait l’unanimité, finalement : le vin !!!
Scandaleux !
Le conseil constitutionnel (je me refuse, vu ce qu’ils ont fait, de leur attribuer la majuscule à laquelle ils auraient droit) vient purement et simplement de donner implicitement la permission de harceler sexuellement. En effet, ces individus ont abrogé la loi punissant le harcèlement sexuel. Toutes les procédures en cours sont donc suspendues, à cause du vide juridique provoqué par l’abrogation de cette loi. Il faudrait attendre une nouvelle loi, qui ne pourra être votée qu’après les Législatives de juin (et peut-être mise en application bien après, donc dans un an, voire un an et demi !). La plupart des victimes de harcèlement sexuel sont des femmes ; le conseil constitutionnel serait-il machiste ?
Et après cela, certains vont encore s’étonner que l’on ne confie pas à la justice le soin de réparer ce dont on a été victime. Tiens, j’entends ma petite voix « Sweeney Todd » qui m’appelle…
Une sombre rencontre.
Voici un rêve que j’ai fait il y a un peu plus de deux ans, au moment où M6 a diffusé les 6 épisodes de Star Wars. Il se déroule au moment de l’épisode 4.
A bord d’un improbable vaisseau de ma fabrication, je faisais route vers l’Etoile Noire avec l’intention de remettre un paquet en main propre à Dark Vador. Je me rends compte que je suis la cible de tirs en rafale : on ne veut pas que je m’arrime ! Après une série de mouvements très acrobatiques (dont une spectaculaire montée en looping suivie d’une vertigineuse chute redressée au dernier moment, je sens que mon véhicule ne m’obéis plus ; je n’ai pourtant pas été touchée, mais j’ai été interceptée. Parfait, car je sais très bien voler, mais j’ai toujours eu quelques soucis pour les atterrissages et arrimages.
Des droïdes et des soldats m’accueillent plutôt impérieusement. Je leur dis que j’ai un paquet à remettre en main propre à Dark Vador. Au début, ils veulent que je leur donne, mais je refuse catégoriquement. J’exige d’être reçue par Dark Vador, et par personne d’autre. Ils me mènent alors, de mauvaise grâce, vers une salle reculée de l’Etoile Noire.
Personne dans la pièce. J’observe les alentours et remarque une espèce de truc… Je m’approche, prends le truc en question, le tourne dans tous les sens, et soudain, sans le faire exprès, le déclenche. « Kékséksbordella ? » Je me retrouve avec un sabre laser dans les mains alors que je ne sais pas m’en servir. Je tente de l’éteindre, mais pas moyen. Je l’agite dans tous les sens, sans aucun effet. Je sens alors quelque chose qui se referme sur mon poignet ; cependant, je ne vois rien. « Eh, molsif ! » dis-je. Une porte s’ouvre. Encadré par deux sbires, Dark Vador entre dans la pièce. Je souris de toutes mes dents.
« Parfait ! J’ai un paquet à te remettre. Mais les deux autres, là, ils sortent. Cela ne les concerne pas. C’est une conversation privée. »
Personne ne bouge. Je pose doucement le sabre laser et prends le paquet, en répétant plus fortement que seul Dark Vador est concerné par cette conversation. Après un petit moment, semblant considérer qu’en cas de danger, il pourra faire face à la bête sans trop de problème, il fait sortir ses deux sbires.
« Qui es-tu ? Que désires-tu ? » me demande-t-il.
Je ne réponds pas, mais le regarde fixement. Je sens la colère monter en moi, et soudain, j’éclate : « espèce de patate pourrite ! Paumé ! Pignouf ! Pingouin ! Chalumeau ! Non, mais, avec tout ce que tu sais faire, toutes tes capacités, tu t’es laissé manipuler par cet espèce de … De… (je ne trouve pas de mot assez fort pour désigner l’empereur). Enfin, tu m’as comprise, quoi ! Ça m’énerve ! Te laisser avoir comme ça ! Et pourtant on t’avait prévenu, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que l’autre c’était un pourri, mais non ! Toi, tu n’as rien vu, rien compris, rien senti ! (je change soudain de ton) Mais quelle dimension tragique, quand même ! Tu as basculé de peur de perdre Padmé et c’est justement parce que tu as basculé que tu l’as perdue. C’est triste, c’est tragiquement beau !... (je reprends mon ton en colère). Tu t’es laissé berner, embobiner, utiliser comme une arme, et tout cela pour rien !
Qui es-tu ? Comment sais-tu tout cela ? me demande Dark Vador (je remarque un imperceptible trouble dans sa voix).
Tu es célèbre sur ma planète. Et tout le monde connaît ton histoire. Le plus jeune et le plus habile pilote de tous les temps, Anakin Skywalker, de Tatooine ! Et beau, avec ça !... Et voilà ce que c’est devenu ! Un pion, une machine à tuer, un robot… Quel gâchis !
Dark Vador reste coi et s’assied. Il semble songeur. Au bout d’un moment, il finit par demander : « paraît-il que tu as un paquet pour moi ? »
Oui, là…
J’ouvre le paquet et en sort un album (il est rempli essentiellement de photos de Dark Vador au temps où il était encore le bel Anakin et de Padmé, et agrémenté de photos d’autres personnages tels que Shmi (sa mère), Obiwan Kenobi, Qui-Gon, Yoda…) : « tiens, c’est pour toi. Ne le montre à personne, ça ne les regarde pas ! Mets-le en lieu sûr, comme ça tu pourras le consulter plus tard… Oh, et puis… (je sors une photo montrant Anakin enfant sur le module qu’il avait fabriqué pour la course) : tu pourrais me dédicacer ça ? Comme ça je pourrai crâner sur ma planète. Mais tu mets ton vrai non, hein ? Même si personne ne t’a appelé comme ça depuis des années…
Anakin ne répond pas. Je poursuis : « oh, et puis j’ai un ordre de mission pour toi (je sors de ma poche un papier quelque peu froissé) : tu as pour mission de me raccompagner chez moi en tant que garde du corps, aux confins de ta galaxie pour que je puisse retourner dans la mienne. On ne veut pas de moi ici, car je serais dangereuse. Pfff… Ton empereur est tellement bête… Mais peut-être veut-il t’éloigner de… Bref : accompagne-moi plutôt sur Vodiouna, et après je me débrouillerai.
« Vodiouna ? Je n’ai jamais entendu parler de cette planète.
Peut-être que c’est parce que tu es humain… C’est une planète entièrement recouverte d’eau, la planète du grand océan. Tu as une carte, que je te montre où c’est ?
Et là, je me suis réveillée en rigolant, car je m’imaginais arriver sur mon lieu de travail (une école élémentaire) avec une telle escorte !
Rugby : résultats des ½ de finale des Coupes d’Europe.
Les demi-finales des Coupes d’Europe se sont jouées, et ont donné les résultats suivants :
Challenge Européen (= Amlin Challenge Cup = A Cup) :
|
Rugby Club Toulonnais |
Stade Français Paris |
Biarritz Olympique |
CA Brive Corrèze |
|
32 |
29 |
19 |
0 |
Heineken Cup (= H Cup) :
|
Ulster |
EdinburghRugby |
ASM ClermontAuvergne |
Leinster |
|
22 |
19 |
15 |
19 |
Les finales se joueront les 18 et 19 mai au Stoop de Twickenham. Elles opposeront Toulon à Biarritz en Challenge Européen, et Ulster à Leinster en H-Cup. D’ici-là, amusez-vous bien !^^





