Ces deux syllabes vous disent quelque chose ?

 

Je démarre aujourd’hui un nouveau cycle sur les jeux de cour de récré : les jeux de corde, les jeux d’élastique, les jeux de loup, d’épervier,…

 

Or, pour désigner celui ou celle qui comptera, qui sera le chat, le loup, l’épervier, qui commencera à jouer, rien de tel qu’un « pouf-pouf ». Le principe est simple : chaque joueur met son pied ou sa main, et le « pouffeur » chante, tout en tapant du doigt le pied de chaque joueur à tour de rôle, dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens inverse (au choix). Il peut y avoir un tour ou plusieurs tours.

 

Voici donc le tout premier pouf-pouf que j’ai connu, quand j’avais cinq ans. Il s’agit d’un pouf-pouf pour désigner le loup ; contrairement aux autres pouf-poufs où les joueurs sont éliminés à tour de rôle, Ma grand-mère a trois cochons désigne le loup tout de suite.

 

Pouf-pouf

Ma grand-mère a trois cochons

Un qui pue

Un qui pète

Un qui sent la savonnette

Mais comme le roi et la reine

Ne le veulent pas

Ce ne sera pas toi

Au bout de trois

Un, deux, trois

 

 

Le deuxième pouf-pouf qui s’est fait connaître à mes oreilles, peu de temps après, est un pouf-pouf « évolutif » (il dépend de la réponse donnée par un des joueurs).

 

Pouf-pouf

Trois petits cochons pendus au plafond

Tirez-leur la queue

Ils pondront des œufs

Combien en voulez-vous ?

(le joueur désigné donne un nombre entre 1 et 100, puis on compte jusqu’à parvenir à ce nombre).

 

 

Autre pouf-pouf évolutif :

 

Pouf-pouf

Es-tu déjà monté sur une échelle ?

(le joueur désigné doit répondre « oui » pour que le jeu continue)

De quelle couleur était-elle ?

(le joueur désigné donne une couleur, qu’il choisit souvent en fonction de ses propres vêtements et des vêtements des autres joueurs).

As-tu du [couleur choisie précédemment] sur toi ?

Le joueur désigné, pour être éliminé, doit prouver qu’il a bien cette couleur dans ses vêtements ; tous les vêtements et accessoires comptent, sauf les sous-vêtements. Sinon, il reste dans le cercle.

 

 

Voici maintenant un pouf-pouf qui ne se fait pas avec les pieds, mais avec les mains : chaque joueur met ses deux mains devant lui, poings fermés, comme s’il tenait des couverts ; le pouffeur fait semblant de mélanger de la nourriture, puis, poings fermés, tape sur chaque poing de la main qu’il a utilisée pour « mélanger », en commençant par son autre poing (lorsqu’il arrive sur ce qui devrait être le poing qui frappe, il se touche le menton). Un poing frappé sur le mot « beuf » s’abaisse (ou, s’il s’agit du menton du pouffeur, il ne sera plus touché au prochain tour) ; un joueur est éliminé lorsque ses deux poings (ou son poing et son menton) ont été touchés sur le mot « beuf ».

 

Pouf-pouf

Je fais de la bouillie pour mes petits cochons :

Pour un, pour deux, pour trois,

Pour quatre, pour cinq, pour six,

Pour sept, pour huit, pour neuf,

Beuf ! 

 

 

Voici pour finir un pouf-pouf qu’on peut, si on sait compter, « trafiquer » de manière à être ou à ne pas être désigné :

 

Pouf-pouf

Une allumette prend feu, pschttt ! 

 

Ou, dans une version plus longue,

 

Pouf-pouf

Une allumette prend feu et brûle, pschttt ! 

 

Le trafic consiste à prononcer ou non les e muets selon le résultat que l’on veut obtenir.

 

 

Et voilà ! Si vous en connaissez d’autres…