Bonjour tout le monde ! Comment ça va ? Comme prévu, voici mes aventures à la Japan Expo de cette année. Le tout constituera un cycle qui s’étendra sur tout le mois de juillet, car s’il fallait tout raconter d’un coup, imaginez la longueur du billet ! Nous allons commencer sans plus attendre avec le trajet en train. Ce sont des impressions prises sur le vif, écrites au moment où elles me venaient, dans le train.

 

 

Reims-Paris Est (tarif adulte : 23€30)

 

le jeudi, 2 juillet 2009.

 

16h47 : les retardataires se pressent. Une annonce vient d’être faite : ceux qui se rendent à Nancy, comme mes voisins, arriveront si tout va bien à 19h18 !

16h48 : la dernière minute. Les cheminots patrouillent le long du quai, voie D.

Il fait très chaud, que ce soit dehors, dans le train ou sur le quai (couvert par un toit de taule et de verre). Quelques minutes de retard à cause d’une correspondance. J’espère que le train vers Paris m’attendra aussi en cas de problème.

16h55 : nous partons.

La gare. Le commissariat (de son nom officiel : l’hôtel de police). Le parc de la Patte d’Oie. Le canal. L’autoroute. Le stade. Sainte-Geneviève. Un pont. Des arbres. Des immeubles. Une tour blanche. Maison-Blanche. Barthou. Sainte-Clothilde. Le château d’eau (au loin). Les Chatillons. Cormontreuil. Un pont. Des arbres. Un autre pont. D’autres arbres. Des champs. Des vignes. Le train a sonné deux fois. Gare de Trois-Puits : on ralentit, puis on accélère. Au loin, le Mont-Ferré. Eventail et bouteille d’eau sont les bienvenus, quoique l’air passe maintenant à travers les fenêtres ouvertes. Un sifflement. Un avion blanc. Des vignerons inspectent leur vigne. On ralentit encore. On croise un train. Nous sommes à la gare de Rilly-La-Montagne. Nouvelle accélération passée cette gare. Un long tunnel : odeur de cave et fraîcheur, vent : ça fait du bien ! Il est 17h10 : nous sortons du tunnel : je dois compenser à cause de la pression sur mes oreilles.

J’ai acheté un carnet de tickets de métro à la gare de Reims (au point relai, payé par carte pour préserver mon liquide).

Paysage vallonné, vignes : nous arrivons vers Epernay. Un village. Passage d’une (sans ralentir). Le contrôleur passe. Des jachères fleuries, des champs, des arbres, la rivière (la Marne), la gare d’Epernay.

Peu d’attente à Epernay en raison du retard.

Avant l’arrivée en gare : deux maisons de champagne (Mercier, Castellane), un centre psychopédagogique, des arbres, des terrains de basket…

A la gare : discussion avec une femme (peut-être réunionnaise). Le train entre en gare ; je cherche une place (dans le sens de la marche, cette fois-ci). C’est l’inverse de l’année dernière (j’étais dans le sens de la marche de Reims à Epernay et dans le sens inverse d’Epernay à Paris). Nous longeons un petit cours d’eau. Les collines « envignées », une espèce de château, des arbres. De l’autre côté, des villages dans les vignes. Le train est parti à 17h35 (j’ai composté mon billet à 17h34, heureusement que j’ai demandé l’heure à la dame !). À Reims, poinçonnage à 17h31. Nous croisons un autre train. Des arbres, des champs de blés et de maïs, des vignes… Quelques constructions de temps en temps, une route pendant un moment parallèle au chemin de fer. Il est 17h47 : nous arrivons à la gare de Dormans : arrêt voie A (rappel : le train Reims-Nancy s’arrêtait trois minutes à Epernay). L’arrêt est bref. Une rivière (la Marne ?). Des ruines : qu’est-ce que cela pouvait-être ? On dirait une maison. Et le train file, avec très peu d’air car on ne peut pas ouvrir les fenêtres contrairement à l’autre train de Reims à Epernay. Une église, des vaches. Des arbres, des vignes, la rivière, des villages… Le paysage défile. Une autre rivière, plus petite. D’autres églises, signalant la présence de villages, un pont, un aiguillage, une vieille locomotive rouillée qui ne repartira pas ce soir, la condensation sur les vitres. Mon voisin et moi jouons avec les rideaux vert turquoise pour nous protéger du soleil. Il lit, mais s’endort de temps en temps. Des nuages gris se forment : un orage en perspective ? Les arbres sont très très verts, d’autant plus sur les gris des nuages. Nous arrivons à la gare de Château-Thierry ; il est 18h. Nous sommes sur la voie C ; nous repartons deux minutes plus tard. Il y a de moins en moins de bleu et de blanc dans le ciel, et de plus en plus de gris foncé et de gris clair. L’horizon a une couleur parme rosé, puis parme bleuté, pâle dans tous les cas. Au loin, une éolienne ne tourne pas : pas assez de vent. Un tunnel. Nous ressortons dans le gris. C’est de plus en plus sombre, mais la pluie ne tombe pas. Les contrôleurs passent. On croise un autre train. Il fait chaud… éventail et bouteille d’eau, je vous aime ! Nous passons des gares trop vite pour que je lise leur nom. Une rivière, une route, un tunnel, une rivière plus grande avec un genre d’île (petite !). Je dois de nouveau compenser. Quelques gouttes de pluie, un train, des arbres, les usines d’une ville, une route parallèle, des ponts. Le ciel s’éclaircit : il a très peu plu. Des champs, un avion style planeur. De nouveau la rivière, un tunnel, une gare (« Trailport » écrit sur un mur : est-ce le nom de la gare ou un terme technique ?), la rivière (la même ?), une autre rivière plus petite, encore une petite rivière, puis une ville : Meaux. Beaucoup de voies. Nous croisons un train. Des champs, des arbres. Le ciel est redevenu bleu et blanc. Un grand pont écru, sous lequel nous passons. Un train. Un lac et une rivière. Des champs, des arbres, une voiture blanche garée sur le bord d’une petite route, une ville, deux gamins sur un terrain de foot, une autre route, un tunnel, un pont parallèle au nôtre enjambant la rivière, un jet d’eau sur le pré, des arbres, des maisons, des champs, un portable qui sonne. On longe la rivière ; des bateaux de plaisance sont amarrés. Encore une gare, un garage Peugeot, et toujours la rivière, des terrains, des usines, et la chaleur. Quelques peupliers entre deux usines, une gare, un RER garé : on est en Ile-de-France. Une ville, un train, une ville, un autre train. Mais désormais nous pouvons parler de la ville, « le grand Paris ». Un portable (le même que tout à l’heure), des ponts, des nuages, la chaleur, des gares, des RER, des tons ocre à gris clair en passant par le saumon, le bleu pâle délavé, l’écru rosé. Nous sommes à Pantin à 18h45. Nous passons à côté de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Nous arrivons maintenant très bientôt : nous commençons à ralentir, des gens bougent (pourquoi commencent-ils à se lever et à se tenir près des portes alors que le train n’est pas encore arrêté, ni même entré en gare, d’autant plus que Paris-Est est le terminus de ce train ?). « Cap 18 » est écrit en haut d’un immeuble. Des panneaux publicitaires, des murs tagués, des marques de boissons, et l’annoncé du cheminot : nous sommes arrivés à Paris-Est.