Les Ouvaga sont réputés bagarreurs, mais attention : il y a des règles : on ne se bat pas n’importe comment.

D’abord, il faut qu’il y ait équité dans les rapports de force : un contre un (si l’un des adversaires est nettement plus fort que l’autre, et seulement dans ce cas-là, on peut se battre à deux contre lui). L’équité vaut aussi pour les armes : sans arme contre sans arme, couteau contre couteau, sabre contre sabre, arme à feu contre arme à feu, … C’est toutefois considéré comme nettement plus classe de s’affronter sans arme.

Ensuite, on ne frappe jamais, si on est debout, quelqu’un qui est au sol : on attend qu’il se relève, ou alors (si on veut vraiment en découdre tout de suite) on va aussi au sol pour se battre.

On n’attaque pas quelqu’un de dos : c’est lâche. La moindre des choses est de l’appeler pour qu’il se retourne (on peut néanmoins préparer son poing pour le frapper dès qu’il s’est retourné).

Il y a des coups interdits : jamais de coup dans la poitrine des femmes, ni dans l’entrejambe (des hommes et des femmes), ni dans les yeux, le nez, les oreilles, les dents, ni au cou.

Enfin, il est de mise de ne pas chercher tout de suite la bagarre : on laisse le choix à l’autre de partir s’il ne veut pas se battre. La coutume est de trois avertissements, et au bout du troisième, c’est la bagarre. L’affrontement peut aussi avoir lieu verbalement (les insultes lancées sont en général assez violentes, pour soulager les belligérants et ainsi désamorcer la bagarre).

Si on se bat contre quelqu’un, c’est qu’on le respecte : si on méprise l’adversaire, on ne se bat pas avec : on crache à ses pieds si on le méprise un peu, et on lui crache au visage si on le méprise beaucoup.

Voilà : vous savez désormais ce qu’il faut faire pour vous battre avec classe (ne cherchez pas non plus la bagarre à tout propos, ça ne vaut pas le coup !).