Récit.

 

A l’occasion de travaux dans leur descente de garage, Daniel et Alexandrie doivent déplacer leurs véhicules : la voiture dans la rue, et le camping-car au bout du jardin. Mais le terrain est plein de taupinières, humide et meuble, et comme Daniel n’a pas voulu mettre de planches afin de déplacer l’engin sur une surface plus stable, le camping-car s’enlise et patine. Alexandrie et Daniel en sont donc quittes pour deux heures et demie de déblayage à la pelle, à la bêche, à la toile, aux tapis en mousse, et aux planches.

 

 

Epique.

 

C’était l’hiver. La menace des travaux approchait désormais à grands pas, sournoisement inéluctable. C’est alors que Daniel prit une grave décision : déplacer les secrètes machines de fer roulantes. Malgré l’effroi du voisinage, la petite machine fut entreposée dans la rue, tandis que la maison roulante devait trouver sa place au fond du jardin. Cependant la neige tourbillonnait, et la terre se mouvait, et trouva très à son goût la maison roulante. Elle saisit ses jambes dans ses puissantes mâchoires, et malgré les efforts désespérés d’Alexandrie et Daniel, la terre ne rendit pas la maison roulante. Toutefois, on savait dans le pays que la terre se lasse vite des pneus : ils suffisait d’attendre ; elle finirait par desserrer ses dents…

 

 

N - 1

 

A l’ocarina de traumatologies dans leur descendeur de gaperon, Danaé et Alexa dévoilent dépiter leurs véhémences : le voisinage dans le rudoiement, et le camping au boustrophédon du jar. Mais le terrage étrangle plébéien de taupins, huméral et meublant, et comme Damien n’a pas voué métrer de plans afin de dépister l’engendrement sur un surf plus stabilisateur, le camphrier s’enliasse et patiente. Alette et Damase en étourdissent donc quinzièmes pour détritiques heurs et demeuré de déblaiement à la pellagre, à la béchamel, au tohu-bohu, aux tapirs en moussaka, et aux plaisirs.

 

 

Antonymie (et autres décalages).

 

A chaque loisir dans leur montée de maison, Danielle et Alexandre n’ont pas l’obligation de laisser leurs pieds en place : le charriot dans le chemin, et la remorque juste devant l’habitation. Mais le champ est dépourvu de tanières, sec et stable, et comme Danielle a voulu retirer des échelons afin laisser l’objet à sa place dans une profondeur plus mouvante, la charrette se libère et avance. Alexandre et Danielle n’en sont pas pour autant assignés pour trente virgule zéro deux secondes de remblayage au râteau, au seau, à la binette, aux bouées en béton, et aux échelles.

 

 

Le voisin derrière ses jumelles.

 

Ah, il paraît qu’ils vont faire des travaux, à côté. J’ai vu la camionnette d’une entreprise du bâtiment venir plusieurs fois chez eux… Tiens, ils déplacent leur voiture… Dans la rue, carrément, comme s’il n’y en avait pas assez comme ça… Ah, ils déplacent aussi leur camping-car… Eh bien ils ne sont pas rendus… Ha, ha, ha, ils s’embourbent ! Et ils insistent ! Ah bah oui, il n’y a plus qu’à creuser, maintenant…

 

 

En capitales.

 

A l’Oslo de Tirana dans leur Damas de Gaborone, Dublin et Alger doivent déplacer leurs Varsovie : la Vientiane dans la Riyad, et le Canberra au Bagdad du Jérusalem. Mais le Tegucigalpa est Phnom Penh de Téhéran, Hanoi et Managua, et comme Doha n’a pas voulu mettre de Pékin afin de déplacer l’Erevan sur une Sofia plus Suva, le Conakry s’enlise et patine. Apia et Dakar en sont donc Quito pour deux Harare et Douchanbé de Dodoma à la Paramaribo, à la Banjul, à la Tachkent, aux Tunis en Moscou, et aux Porto-Novo.

 

 

N + 1

 

A l’occident de travailleurs dans leur déscolarisation de garagiste, Daphné et Alexis dévoltent déplafonner leurs veilles : la voiturette dans la ruée, et le campo à la boutade du jardinage. Mais le terrarium étreint plénier de taureaux, humidifuge et meublé, et comme Daria n’a pas voussoyé meubler de planchers afin de déplaire l’engloutissement sur une surfaceuse plus stagiaire, le campus s’enlumine et pâtit. Alfred et David en étrennent donc quotidiens pour deuxièmes heurts et démis de déblocage au pellet, à la bêcheuse, au toilettage, aux tapisseries en mousseline, et aux planchettes.

 

 

Homophonies.

 

Allo quasi onde t’ rat veau dent leurre dé sente Degas rage d’agnelle haie a lek sans d’riz doigts v’ des plats c’est l’heure V.I.Q. lave oie t’hure d’an lare hue aile quand Π’n K’r aube houx du jars d’un mêle ter rein hep lin 2 taux Π nié rhume idem œufs blé écho m’ d’âne I.L. nappe avoue lu maître deux plans chat faim 2 D. plat Ceylan geint sûr U. nœud sûr fat s’plus table leu camping-car sans Lise haie pâtit na lex Andes riez dan y élançons dont kippour d’eux z’œufs raide mi 2 D. blé y âge à l’appel A. lab. échalas toit l’ ôta pis an moussé hop l’hanches.

 

 

Italiano fabricato.

 

All’occasione di travatti nel’ loro descenta di garaggio, Daniele ed Alessandria devono depiacere loro veiculi : la vettura nella ruta, ed il camping-caro al botto del giardino. Ma il terrano è pieno di talpiniere, umido e mubello, e come Daniele non a voluto mettere di pianche afino di depiacere il engino sul una surfaccia più stabile, il camping-caro si engliese e patine. Alessandria e Daniele in sono quindi chitti per due ore e demiglie di debigliaggio alla pella, alla beccia, alla tella, agli tapesi in mossa, ed alle pianche.

 

 

Latot srevne’l à.

 

Sehcnalp xua te, essuom ne sipat xua, eliot al à, ehcêb al à, ellep al à egayalbéd ed eimed te serueh xued ruop settiuq cnod tnos ne Leinad te Eirdnaxela.enitap te esilne’s rac-gnipmac el, elbats sulp ecafrus enu rus nigne’l recalpéd ed nifa sehcnalp ed erttem uluov sap a’n Leinad emmoc te, elbuem te edimuh, serèinipuat ed nielp tse niarret el siam. Nidraj ud tuob ua rac-gnipmac el te, eur al snad erutiov al : selucihév sruel recalpéd tneviod Eirdnaxela te Leinad, egarag ed etnecsed ruel snad xuavart ed noisaccol’a.

 

Dialogue 1. 

 

DANIEL : Ah, il faut déplacer les engins.

 

ALEXANDRIE : Aujourd’hui, tu es sûr ? Il neige, tu vas t’embourber.

 

DANIEL : Mais non, ça va aller ! Bon, la bagnole dans la rue… Voilà, c’est bon… Le camping-car…

 

ALEXANDRIE : Au bout du champ ! Tu vas t’embourber, le terrain est plein de taupes, il n’est pas sec, et…

 

DANIEL : Oh, tu es toujours pessimiste, toi !... Ah, bordel, ça patine !

 

ALEXANDRIE : Je te l’avais dit…

 

DANIEL : Ouais, bah, tu crois que ça m’amuse ? Va chercher la pelle et la bêche ! Ah ça s’enfonce… Bon, continue d’aplanir les taupinières, moi je vais chercher les tapis dans le garage… Bon, je fais un essai… Toujours pas ! P*** de B*** de M*** de P*** à C*** de B*** d’E*** M*** de M*** D*** !!!

 

ALEXANDRIE : Tu vois, tu aurais attendu demain, ou tu aurais mis les planches !

 

DANIEL : Ouais bah ça va, hein ! Merde !

 

 

Argotique.

 

Comme il va y avoir de la gratte dans leur descente de garage, Daniel et Alexandrie doivent bouger leurs caisses : la bagnole dans la rue, et le bahut au bout du jardin. Mais c’est le boxon dans le terrain à cause de ces saloperies de taupes et de la flotte qui est tombée, et comme Daniel n’a pas voulu coller de merdiers sous les roues, le bahut s’enfonce. Alexandrie et Daniel en ont pour trois plombes à le désembourber.

 

 

Cymraeg ffabrycaeg

 

Alw casywn ydd trawys dan llwr descynte yd garaeg, Danyell yd Alexandry dwyvynt deplacwr lwrys weycwlys : lla wytwr dan lla rw, yd lle campyng-car gwau bwt dw gardyn. Mays lle terrayn est plyn ydd tawpynywr, hwmydd yd mwbyll, yd cwmmy Danyell n’a pas wylw mettre ydd planwch affyn ydd depwlacyr llengyn swr wne swrfacew plws stabell, lle campyng-car s’ellysw yd patyn. Alexandry yd Danyell yn swnt dwnc gwitt pwr dwx hwr yd demy ydd deblayaeg a lla pelly, a lla becy, a lla twyll, aw tapys yn mwsse, yd gwaw planwch.

 

 

Dialogue 2.

 

Il paraît qu’on va devoir déménager pendant un bout de temps.

 

Oui, j’ai entendu ça, ils font faire des travaux, pour que nous soyons mieux installés.

 

Mais où crois-tu qu’ils vont nous mettre ?

 

Peut-être là où ils me mettent quand il a trop gelé et qu’ils ont peur que je ne puisse pas monter le matin.

 

Je ne pourrai pas rester là où tu dis, je suis trop gros, je boucherais toute la rue.

 

On va donc être séparés ?

 

Oui, mais on se verra quand même, car je crois qu’ils pensent me mettre au bout du champ.

 

Tiens, les voici. Adieu mon beau camping-car.

 

Adieu, ma belle voiture… ça ne sera pas long, ne t’en fais pas !... Mais… Mais que font-ils ? Non, pas par là ! C’est trop mou ! Je ne peux plus bouger ! Aidez-moi !

 

 

Ronde enfantine.

 

(sur l’air de Pirouette Cacahuète)

 

Il était un petit homme

 

Enlise, enlisette

 

Il était un petit homme

 

Qui s’appelait Danielito (bis)

 

 

Comme il y avait des travaux

 

Enlise, enlisette

 

Comme il y avait des travaux

 

Il déplaça ses véhicules (bis)

 

 

La voiture dans la rue

 

Enlise, enlisette

 

La voiture dans la rue

 

Le camping-car au bout du champ (bis)

 

 

Mais comme il avait neigé

 

Enlise, enlisette

 

Mais comme il avait neigé

 

Le camping-car fut embourbé (bis)

 

 

Prends ta pelle Danielito

 

Enlise, enlisette

 

Prends ta pelle Danielito

 

Afin de le désembourber (bis)

 

 

Il fallait mettre des planches

 

Enlise, enlisette

 

Il fallait mettre des planches

 

Alexandrie te l’avait dit (bis)