Tableau chronologique :

 

voyage n°

 

année

 

saison

 

moyen de transport

 

1

1995

automne

bateau

2

1996

automne

bateau

3

1998

été

bateau

4

1999

été

avion

5

2000

hiver

avion

6

2002

printemps

bateau

7

2004

printemps

bateau

8

2007

été

avion

 

Récit détaillé :

 

La première fois que j’y suis allée, c’était en 1995, lors des vacances de Toussaint ; j’avais 13 ans. Nous sommes descendus en voiture jusqu’à Marseille, puis nous avons pris le bateau jusqu’à Bastia. Nous étions dans une cabine qui donnait sur la mer. La nuit, j’ai fait un rêve bizarre, dans lequel la mer ressemblait à une vaste piscine et le bateau à un épais tapis aquatique ; on tentait de s’accrocher au bord mais à chaque fois le tapis était emporté de l’autre côté. Le matin, nous sommes arrivés avec une heure d’avance : lever express, douche la plus rapide de ma vie, habillage, puis la voiture pose ses roues sur le sol corse, et nous descendons jusqu’à Ajaccio. Nous nous installons au cabanon que nous avions loué, et le lendemain je voyais mon frère (et aussi ma belle-sœur, ma nièce et mon neveu) pour la première fois. Cette année-là, j’ai aussi vu Bonifacio, Tolla, Filitosa, les Iles Sanguinaires, des tours génoises, des ponts génois, j’ai mangé des arbouses, j’ai rencontré la mère et l’autre sœur de mon frère, plusieurs bancs de poissons à Isolella, un petit chat et des Portugais le dernier soir, le lion de Rocapina, et tout plein d’autres gens.

L’année d’après, même chose (même période, mêmes moyens de transport, même cabanon à l’Orangeraie. C’était en 1996, j’avais 14 ans. Nous avons ramassé des châtaignes.

Puis j’y suis retournée en 1998, à 15,5 ans, par bateau, mais en passant par Livourne (en Italie) et au mois de juillet. Nous étions au Vieux Chêne, où la dame qui nous a accueillis trouvait qu’il faisait un peu frais (il faisait bien 29° quand même !). J’ai rencontré la famille de ma belle-sœur, et le dernier jour j’ai joué (et gagné) aux dames contre un voisin (qui devait être un petit peu plus jeune que moi) de mon frère. J’ai aussi vu les aiguilles des Bavella, les poissons du golfe de Valinco et ceux du golfe de Propriano (et bien sûr toujours ceux du golfe de Porticcio).

En 1999, à 16,5 ans, c’est par avion que j’y suis allée, toujours en juillet, au Rivoli. Nous sommes arrivés à Ajaccio, et nous sommes repartis de Figari.

En 2000, même moyen de transport, mais à Noël, cette fois, à Terra Bella ; j’avais 18 ans.

En 2002, c’est en avril et par bateau (de Toulon à Ajaccio et d’Ajaccio à Toulon) que j’y suis allée, j’avais 19,5 ans.

En 2004, idem mais nous étions en camping-car ; j’avais 21,5 ans.

En 2007, fin août-début septembre, j’y suis allée par avion, et j’y ai fêté mes 25 ans.

 

Mathématique :

 

Soit :    x = voyage en bateau

            y = voyage en avion

z = 5x+3y = 8 voyages en Corse pour aller voir mon frère.

 

Tout négatif :

 

Pfff… On va perdre deux jours pour descendre, avant de se faire chier sur ujn paquebot à la con… Qui n’arrive même pas à Ajaccio, en plus, mais à Bastia, donc ça veut dire qu’on va s’emmerder à descendre sur des routes pourries qui tournent tout le temps et qui donnent la nausée. Et l’autre, là, mon frère : jamais vu. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?

Pfff… Et on remet ça, comme l’année dernière…

Pfff… Et encore, et cette fois en plein juillet, avec tous les cons qui se pressent en vacances et à cause d’eux on doit passer par l’Italie… Roulent n’importe comment, eux ! Bande de ploucs !

Pfff… Et re. Et cette fois-ci, c’est en avion… J’ai chaud. J’ai soif. Ça m’énerve… Ah, enfin, on arrive.

Pfff… ET c’est reparti, et à noël, ce coup-ci. En avion, encore heureux ! Nous servent même pas le champagne dans l’avion, ces cons-là…

Pfff… Le bateau, c’est trop long, ça m’énerve, et à cause des dates pourries je rate la dernière journée du Tournoi des Six Nations, ça me saoule !

Pfff… Et on y va encore, et en camping-car, cette fois. Démarre pas, on va louper l’embarquement, bah bravo ! Ah, quand même, heureusement qu’ils étaient là, les pompiers… Mais n’auraient pas pu être là avant ? Ça m’aurait évité du stress inutile…

Pfff… Et re l’avion, en plein cagnard, cette fois… J’ai trop chaud. J’ai soif. Et je vais perdre un an de ma vie : vieille peau d’un quart de siècle toute pleine de rides, voilà ce que je vais devenir. Pfff, ça m’énerve !!!

 

Corsu fabbriccagghju :

 

Puru veri u fratu : a primera vezza u barcu a prisu ed a seccunda ed a terzera. A chjartera ed a cinchinetta u avionu a prisu. A sigghjetta ed a settetta u barcu, a ucchjetta u avionu.

 

Plan cinématographique :

 

Une voiture qui roule vers le sud. Un bateau voguant sur la Méditerranée. Vue plongeante sur un homme brun barbu, une femme aux cheveux châtain clair, et entre eux une adolescente aux cheveux châtain foncé. Ils sont sur le pont et regardent le large. Gros plan sur les yeux vert noisette de la gamine. Fondu enchaîné sur une paire d’yeux marron foncé. Recul de la caméra : ces yeux appartiennent à un jeune homme brun et barbu ; le décor : une place de village corse. Fondu enchaîné sur un appartement et une famille qui mange (les trois du bateau + le jeune homme de la place + une femme brune + un garçon de 5 ans + une petite fille d’environ 6 mois). Un noir, puis la même famille un an après. Re noir, puis les même encore un an après. Un noir de nouveau, un avion, et a famille sur un terrain vague en plein maquis. Noir, puis la maison sur le terrain qui n’est plus vague, et la famille. Noir, les même deux ans après, puis de nouveau deux ans après, puis encore trois ans après, et ça se termine sur les mots « à suivre… ».

 

Point de vue du « sac à bordel » (= le sac dans lequel je mets papiers, crayons, musique… Tout le petit bazar anti-ennui, quoi):

 

Tiens, on me garnit et on m’emporte en voiture ! Eh, je suis plein à craquer, il va falloir m’organiser mieux que ça ! Ah, d’autres mains, on me range autrement, c’est mieux… Oh, où suis-je, là ? Ça tangue… C’est donc ça, un bateau… Ah, cette fois ça ne tangue pas, mais je suis dans les nuages : c’est ça, alors, un avion… Bah, pourquoi on me met dans cette espèce de coffre ? Je ne vais rien voir, de là… Ah, si, c’est mal refermé, je peux voir par l’interstice : je suis juste en face du frère de ma propriétaire !

 

Onomatopées :

 

A) dring dring vroum vroum teueueu teueueu vlouf vlouf gloup gloup vroum vroum oôoh oôoh vroum vroum teueueu teueueu gloup gloup vlouf vlouf vroum vroum (le tout X3)

B) dring dring vroum vroum dung (do) dung (mi) dung (sol) dung (do aigu) mmm mmm clap clap vroum vroum oôoh oôoh vroum vroum dung (do) dung (mi) dung (sol) dung (do aigu) mmm mmm clap clap vroum vroum (le tout X2)

A) X2 puis B) X1