Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé un jeu de titres ! En voici donc un : il s’agit d’identifier un acteur et de trouver les titres des films, téléfilms et séries (source : Allo-Ciné) dans lequel a joué cet acteur.

 

A l’hôtel Palizzi, une jeune fille accoudée à un balcon sur la mer observe les alentours d’un air vague. En bas, sur la plage, un homme et son chien se promènent. Un garçon déguisé en Lucky Luke galope sur un cheval imaginaire. A deux sur la balançoire de l’aire de jeux du grand café-bar, des fillettes se balancent en riant aux éclats.

Soudain, quelqu’un tempête en anglais : « but why the hell phone this bloke ?! ». La belle sourit : c’est presque tous les soirs que des éclats de voix se font entendre depuis cette chambre ; ce n’est pourtant jamais le même client : hier, par exemple, c’était un peintre nommé Le Camisard qui enrageait parce qu’il ne parvenait pas à achever sa toile intitulée Touch of Evil. Avant-hier, un type hurlait au téléphone : « allo ? allo ?...Quoi ?...Mais non, 99 francs et 99 roubles, ce n’est pas la même chose…Mais j’en sais rien, moi, combien ça fait…Allo ?...Allo ??? Ah flûte, Rio ne répond plus. »

La jeune fille va chercher un gilet car une petite brise s’est levée ; les petits mouchoirs étalés sur son lit forment comme une carte d’archipel, à côté d’un ruban de Möbius fabriqué en chutes de papier de soie scotchées. Elle se remet à la fenêtre. Le bruit des glaçons qu’on jette rapidement au fond des vers avant de les remplir attire son attention vers le grand café-bar. Les premiers clients commencent à arriver : un gars, une fille, quatre ados rangés en ordre de taille comme les Dalton… A chaque fois, le couple de barmen les accueille d’un chaleureux « bienvenue chez les Rozes ». Finalement, même si la jeune fille s’était résolue à rester dans sa chambre, elle se dit que dans la vie, il ne faut jurer de rien ! Ni une, ni deux, elle se retrouve au café-bar, où lui parviennent des bribes de conversations.

A la table juste devant, deux copines discutent tout en sirotant leurs boissons. « Tu comprends, il commence à me parler Mariages ! Au bout de seulement deux jours ! Tu nous vois, lui et moi, mari et femme ? J’ai vraiment l’impression d’avoir l’amour aux trousses, là ! » « Peut-être, mais au moins tu as quelqu’un qui te propose quelque chose de stable, toi ! Moi, j’attire les infidèles qui pensent que toutes les femmes sont « essayables », les misogynes aux idées toutes bêtes et toutes faites qui martèlent que toutes les filles sont folles, les trop vieux, les trop jeunes… Et les goujats qui se barrent avant le dessert en te laissant payer toute l’addition ! ça commence à me coûter cher… Tu crois que si je mets une annonce sur Internet « cherche fiancé tous frais payés » j’aurai des réponses ? »

A la table voisine, on parle de Tony Musulin, le convoyeur célèbre. « Ah ! si j’étais riche comme lui je pourrais me payer cash maison, bateau, voiture… » « Riche ? Tu veux rire, il est en taule ! » « Et alors ? On peut être riche et en taule. » « Oui, et c’est d’ailleurs injuste qu’il ait été condamné autant alors qu’il n’a pas versé une seule goutte de sang dans cette affaire. Il doit y avoir quelque chose là-dessous… Je vais mener une contre-enquête à ce sujet ! »

A la table de derrière, on vocifère : « mais vous ne vous imaginez même pas combien la vie de Michel Muller est plus belle que la vôtre ! » Et un peu plus loin, des présentations ont lieu : « voici Bérénice, qui vient d’Antibes, et Brice de Nice. » Une femme au téléphone proteste : « Beyrouth nid de vipères ! Tunis nid de crabes ! Le Caire nid d’espions ! Je refuse d’aller dans l’une de ces trois villes ! ».

Et pendant ce temps, à l’abri des regards indiscrets, un habile pickpocket, the Artist en la matière, subtilise les clefs de bagnole des clients. La jeune fille l’a repéré : elle se lève, le suit, lui demande discrètement de vider ses poches, mais rien de grave : aucune clé ne porte le numéro OSS117 !

 

Bon, j’espère que vous avez au moins trouvé le nom de l’acteur, c’est très facile ! Certains titres sont identifiables très rapidement, d’autres sont moins connus donc plus difficiles à voir. N’allez pas toute de suite voir les réponses !

NB : La nouvelle édition de La Bougie du Sapeur (journal qui ne paraît que le 29 février) est sortie.

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Autre sortie, en février 2012, aux éditions Actes Sud Junior Roman benjamin : Un jour qui n'existe pas, d’Emilie Frèche (texte) et Jessica Pauwels (illustrations) : Un petit garçon se demande soudain ce que signifie pour lui être né un 29 février. Un jour absent du calendrier, envolé, disparu, une année sur quatre. il se sent tout bizarre. Comment lui-même pourrait-il exister ? Ou grandirait-il moins vite que les autres ? La honte, s'il devait rester toute sa vie un bébé... (12,3 x 18 / 40 pages prix indicatif : 8,00€ ISBN 978-2-330-00168-1)

9782330001681

Bon anniversaire aux personnes nées le 29 février.

 

Aujourd’hui est un jour rare ! Profitez-en bien !^^