Voici une anecdote qui a eu lieu il y a quelques années :

 

Une jeune stagiaire en pharmacie, peu soucieuse de l’orthographe en général et de la grammaire en particulier a involontairement causé un trou dans la trésorerie de la pharmacie dans laquelle elle travaillait. En effet, un jour, un vieil homme vient avec une ordonnance ; certains médicaments ne sont pas totalement remboursés et il doit payer. Il a besoin de ses médicaments immédiatement, mais n’a pas d’argent sur lui. C’est un client honnête et bien connu de la boutique ; on lui donne ses médicaments, et il repassera les payer dans l’après-midi (il l’a déjà fait, on sait qu’il le fera). Seulement, ce ne sera pas la stagiaire qui officiera cet après-midi : la jeune femme fait une copie de l’ordonnance et indique dessus « à payer »… Sauf que ce n’est pas tout à fait ce qu’elle a écrit : elle a marqué « a payé »…

L’après-midi, le vieil homme repasse à la pharmacie. Une deuxième stagiaire (qui, elle, connaît son orthographe et sa grammaire), voit la note « a payé », et fait repartir le client sans qu’il n’ait à débourser quoi que ce soit.

Le pharmacien constate le lendemain un trou dans la trésorerie, et demande des explications : la deuxième stagiaire montre le papier « a payé » : elle n’a fait que suivre les instructions écrites sur le papier. Le pharmacien comprend alors que la première stagiaire est très fâchée avec la grammaire : il appelle son centre de formation, et demande ses notes en français. Il appert qu’elle sèche les cours de français, pensant qu’elle n’en a pas besoin. Conclusion ? Le pharmacien –en accord avec le centre formation – a mis un terme au stage de la jeune fille, qui a dû suivre tous les cours de français des différents parcours du centre de formation, et achever son stage pendant les grandes vacances…