Eh oui ! Cette année, vous en aurez trois. Pour le premier, j’ai choisi un thème très juridique.

 

L’article L133-1 du Code de l’Education stipule que « tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d’un service d’accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l’absence imprévisible de son professeur et de l’impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève, dans les conditions prévues aux articles L133-3 à L133-12. »

 

Conversation de parents à la grille.

Tiens, la maîtresse de mon gamin est absente : qu’est-ce que je fais ? Je ne peux pas le reprendre, je travaille ! Non, vous pouvez le laisser, il y a un service d’accueil. Comment ça ? Eh bien soit il va y avoir un remplaçant, soit les enfants vont être répartis dans les classes. Et combien ça coûte, tout ça ? Rien du tout, c’est gratuit !

 

Confidences de l’absent(e).

Drrriiinnng. Ouh ! Non, aujourd’hui ça ne va pas être possible : premièrement je ne peux pas prendre la route dans ce état, ce serait trop dangereux ; deuxièmement en classe je vais raconter n’importe quoi et je ne vais même pas m’en rendre compte ! Je vais téléphoner à l’école pour prévenir… Voilà, c’est fait. De toute façon, soit les enfants seront répartis dans les autres classes, soit le remplaçant leur fera poursuivre le programme ; de toute manière il verra où on en est dans le cahier journal de la classe. J’espère que ça ira mieux demain…

 

Paronymes (et autres changements d’affixes) :

Tout infant polarisé dans une étole matérielle ou rudimentaire punique ou primée sous contact est recueilli pendant le tian solaire pour y cuivrer les saignements pourvus par les diagrammes. Il béatifie grassement d’un sévice d’appel lorsque ces enserrements ne prouvent lui être délirés en raisin de l’absinthe improvisée de son prometteur et de l’impassibilité de le replacer. Il en est de même en cas de trève, dans les combustions promues aux artistes L133-3 à L133-12.

 

Références mythologiques gréco-latines.

Tout Encelade scolarisé dans une Eole maternelle ou élémentaire publique ou privée sous Charon est accueilli pendant le Tantale scolaire pour y suivre les Esculapes prévus par les Proserpines. Il bénéficie gratuitement d’un Cerbère d’Hadès lorsque ces Hélènes ne peuvent lui être délivrées en raison de l’Atalante imprévisible de son Prométhée et de l’Hippolyte de le remplacer. Il en est de même en cas de Grées, dans les Charybdes prévues aux Arianes L133-3 à L133-12.

 

Latinus fabricatus (je précise bien que contrairement aux apparences et à quelques mots réellement latins, ce n’est en aucun cas du vrai latin !).

Omnistotus infans scolarisatus dansae una scola maternaella ut elementaria publica ut priuata sub contracto accueillitus est pendantum tempore scolaro pro ubi preuisum per programmum ensegnatum suivere. Beneficatus est gratis seruicum accueillum lorsquam ensegnatus ei delivratus non potest in raisonam professoris sui impreuisibili absentiae et eum remplacitum impossibilitatis. Idem in casu greuae, in conditiones preuisam in articulis usque L CXXXIII-III ad L CXXXIII-XII.

 

Précisions (entre parenthèses).

Tout (c’est-à-dire sans aucune exception) enfant (c’est-à-dire étymologiquement celui qui ne parle pas ! Eh bien dis donc, l’étymologie se goure bien, sur ce coup-là, car qu’est-ce que ça peut parler, un enfant ! Toujours quelque chose à raconter ! On ne comprend pas toujours tout, d’ailleurs… Mais bon, je m’égare) scolarisé (c’est-à-dire qui est inscrit dans une école et, en toute logique du moins, va à l’école) dans une école (tiens ! voilà ce que je disais) maternelle (c’est-à-dire de 3 à 5 ans et demi ou 6 ans selon le mois de naissance, et même certains à partir de 2 ans pour la TPS (toute petite section) ; après c’est la PS (petite section), puis la MS (moyenne section) : cela constitue le Cycle 1 ; le Cycle 2 ou Cycle des Apprentissages Fondamentaux commence en GS (grande section) qui est en quelque sorte à cheval sur deux cycles) ou élémentaire (c’est-à-dire primaire, de 6 à 10 ans et demi ou 11 ans là encore selon le mois de naissance et sans tenir compte des éventuels maintiens en cycle (ou redoublement) : on a la fin du Cycle 2 en CP (Cours Préparatoire) et CE1 (Cours Elémentaire 1ère année) et le Cycle 3 ou Cycle des Approfondissements en CE2 (Cours Elémentaire 2nde année), CM1 (Cours Moyen 1ère année) et CM2 (Cours Moyen 2nde année) ; ce système des cycles a été mis en place en 1989) publique (c’est-à-dire gratuite) ou privée (c’est-à-dire payante) sous contrat (c’est-à-dire que l’enseignements qui y est dispensé suit les programmes de l’Education Nationale et est reconnu par l’Education Nationale (en gros)) est accueilli (c’est-à-dire qu’on le reçoit) pendant le temps scolaire (c’est-à-dire les lundis, mardis, jeudis et vendredis, hors périodes de vacances scolaires, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30, avec quelques petites marges pour des raisons pratiques) pour y suivre (c’est-à-dire qu’il est sensé être attentif et apprendre) les enseignements (c’est-à-dire ce qu’il doit apprendre pour connaître et utiliser) prévus (donc envisagés à l’avance) par les programmes (c’est donc planifié dans un certain sens : on ne fait pas n’importe quoi n’importe comment). Il bénéficie (c’est-à-dire que c’est un bienfait qu’on lui procure) gratuitement (donc sans payer) d’un service (mais personne n’est son esclave pour autant !) d’accueil (on ne le met donc pas à la rue) lorsque ces enseignements (ceux dont on a parlé précédemment) ne peuvent (ce n’est pas possible) lui être délivrés (sans pour autant parler de rétention de savoirs !) en raison de (= à cause de) l’absence (c’est-à-dire qu’il/elle n’est pas présent(e)) imprévisible (donc non anticipée) de son professeur (c’est-à-dire celui ou celle qui devrait être là pour lui apprendre ce qui est prévu par les programmes, ainsi qu’on l’a déjà expliqué auparavant) et de l’impossibilité de (donc on ne peut pas) le remplacer (= quand personne n’est là pour suppléer à sa non-présence). Il en est de même (c’est-à-dire que c’est pareil) en cas de grève (c’est quand les gens cessent le travail pour protester contre une décision qui leur déplaît ou pour réclamer quelque chose ; la grève est une action collective ; elle s’accompagne souvent de manifestations : les manifestations d’enseignants ont surtout lieu en ville et convergent vers des lieux tels que le Rectorat, le Ministère, L’Inspection Académique, …), dans les conditions (donc on ne fait pas comme on veut) prévues (là encore, il y a anticipation pour pouvoir s’organiser au mieux) aux articles (attention : on ne parle pas ici des articles de magasin !) L133-3 à L133-12 (et pas aux autres). Code (c’est-à-dire ensemble des lois – quand cela commence par un L – et des règles – quand cela commence par un R) de l’Education (il faut préciser, car des codes, il y en a beaucoup ! Par exemple : Code Pénal, Code Civil, Code du Travail, etc.), article L133-1 (ça commence par un L : c’est donc une loi).

 

Antonymes et autres contraires.

Aucun adulte déscolarisé dans une école non-maternelle ou non-élémentaire privée ou publique sur accord tacite n’est renvoyé en dehors du temps périscolaire pour ne pas y suivre les enseignements imprévus par les programmes. Il ne bénéficie pas onéreusement d’un service de renvoi lorsque ces enseignements peuvent lui être retenus en raison de la présence prévisible de son élève et de la possibilité de le remplacer. Il n’en est pas de même en cas de reprise du travail, hors des conditions imprévues aux articles R133-12 à R133-3.

 

Pour les premiers concernés !

Eh, la maîtresse elle n’est pas là. Il y a un remplaçant ? Eh, il n’y a pas de remplaçant. Han, je peux aller chez Monsieur … ? Et moi chez Madame … S’il te plait, pas chez Madame … Ah ? Moi je l’aime bien. On peut être mis dans la même classe avec … ? Qu’est-ce qu’elle a, la maîtresse ? Ah, finalement il y a un remplaçant. Han, pourvu qu’il nous fasse pas l’évaluation !