Voici un rêve que j’ai fait il y a un peu plus de deux ans, au moment où M6 a diffusé les 6 épisodes de Star Wars. Il se déroule au moment de l’épisode 4.

 

A bord d’un improbable vaisseau de ma fabrication, je faisais route vers l’Etoile Noire avec l’intention de remettre un paquet en main propre à Dark Vador. Je me rends compte que je suis la cible de tirs en rafale : on ne veut pas que je m’arrime ! Après une série de mouvements très acrobatiques (dont une spectaculaire montée en looping suivie d’une vertigineuse chute redressée au dernier moment, je sens que mon véhicule ne m’obéis plus ; je n’ai pourtant pas été touchée, mais j’ai été interceptée. Parfait, car je sais très bien voler, mais j’ai toujours eu quelques soucis pour les atterrissages et arrimages.

Des droïdes et des soldats m’accueillent plutôt impérieusement. Je leur dis que j’ai un paquet à remettre en main propre à Dark Vador. Au début, ils veulent que je leur donne, mais je refuse catégoriquement. J’exige d’être reçue par Dark Vador, et par personne d’autre. Ils me mènent alors, de mauvaise grâce, vers une salle reculée de l’Etoile Noire.

Personne dans la pièce. J’observe les alentours et remarque une espèce de truc… Je m’approche, prends le truc en question, le tourne dans tous les sens, et soudain, sans le faire exprès, le déclenche. « Kékséksbordella ? » Je me retrouve avec un sabre laser dans les mains alors que je ne sais pas m’en servir. Je tente de l’éteindre, mais pas moyen. Je l’agite dans tous les sens, sans aucun effet. Je sens alors quelque chose qui se referme sur mon poignet ; cependant, je ne vois rien. « Eh, molsif ! » dis-je. Une porte s’ouvre. Encadré par deux sbires, Dark Vador entre dans la pièce. Je souris de toutes mes dents.

« Parfait ! J’ai un paquet à te remettre. Mais les deux autres, là, ils sortent. Cela ne les concerne pas. C’est une conversation privée. »

Personne ne bouge. Je pose doucement le sabre laser et prends le paquet, en répétant plus fortement que seul Dark Vador est concerné par cette conversation. Après un petit moment, semblant considérer qu’en cas de danger, il pourra faire face à la bête sans trop de problème, il fait sortir ses deux sbires.

« Qui es-tu ? Que désires-tu ? » me demande-t-il.

Je ne réponds pas, mais le regarde fixement. Je sens la colère monter en moi, et soudain, j’éclate : « espèce de patate pourrite ! Paumé ! Pignouf ! Pingouin ! Chalumeau ! Non, mais, avec tout ce que tu sais faire, toutes tes capacités, tu t’es laissé manipuler par cet espèce de … De… (je ne trouve pas de mot assez fort pour désigner l’empereur). Enfin, tu m’as comprise, quoi ! Ça m’énerve ! Te laisser avoir comme ça ! Et pourtant on t’avait prévenu, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que l’autre c’était un pourri, mais non ! Toi, tu n’as rien vu, rien compris, rien senti ! (je change soudain de ton) Mais quelle dimension tragique, quand même ! Tu as basculé de peur de perdre Padmé et c’est justement parce que tu as basculé que tu l’as perdue. C’est triste, c’est tragiquement beau !... (je reprends mon ton en colère). Tu t’es laissé berner, embobiner, utiliser comme une arme, et tout cela pour rien !

Qui es-tu ? Comment sais-tu tout cela ? me demande Dark Vador (je remarque un imperceptible trouble dans sa voix).

Tu es célèbre sur ma planète. Et tout le monde connaît ton histoire. Le plus jeune et le plus habile pilote de tous les temps, Anakin Skywalker, de Tatooine ! Et beau, avec ça !... Et voilà ce que c’est devenu ! Un pion, une machine à tuer, un robot… Quel gâchis !

Dark Vador reste coi et s’assied. Il semble songeur. Au bout d’un moment, il finit par demander : « paraît-il que tu as un paquet pour moi ? »

Oui, là…

J’ouvre le paquet et en sort un album (il est rempli essentiellement de photos de Dark Vador au temps où il était encore le bel Anakin et de Padmé, et agrémenté de photos d’autres personnages tels que Shmi (sa mère), Obiwan Kenobi, Qui-Gon, Yoda…) : « tiens, c’est pour toi. Ne le montre à personne, ça ne les regarde pas ! Mets-le en lieu sûr, comme ça tu pourras le consulter plus tard… Oh, et puis… (je sors une photo montrant Anakin enfant sur le module qu’il avait fabriqué pour la course) : tu pourrais me dédicacer ça ? Comme ça je pourrai crâner sur ma planète. Mais tu mets ton vrai non, hein ? Même si personne ne t’a appelé comme ça depuis des années…

Anakin ne répond pas. Je poursuis : « oh, et puis j’ai un ordre de mission pour toi (je sors de ma poche un papier quelque peu froissé) : tu as pour mission de me raccompagner chez moi en tant que garde du corps, aux confins de ta galaxie pour que je puisse retourner dans la mienne. On ne veut pas de moi ici, car je serais dangereuse. Pfff… Ton empereur est tellement bête… Mais peut-être veut-il t’éloigner de… Bref : accompagne-moi plutôt sur Vodiouna, et après je me débrouillerai.

« Vodiouna ? Je n’ai jamais entendu parler de cette planète.

Peut-être que c’est parce que tu es humain… C’est une planète entièrement recouverte d’eau, la planète du grand océan. Tu as une carte, que je te montre où c’est ?

 

Et là, je me suis réveillée en rigolant, car je m’imaginais arriver sur mon lieu de travail (une école élémentaire) avec une telle escorte !