Le conseil constitutionnel (je me refuse, vu ce qu’ils ont fait, de leur attribuer la majuscule à laquelle ils auraient droit) vient purement et simplement de donner implicitement la permission de harceler sexuellement. En effet, ces individus ont abrogé la loi punissant le harcèlement sexuel. Toutes les procédures en cours sont donc suspendues, à cause du vide juridique provoqué par l’abrogation de cette loi. Il faudrait attendre une nouvelle loi, qui ne pourra être votée qu’après les Législatives de juin (et peut-être mise en application bien après, donc dans un an, voire un an et demi !). La plupart des victimes de harcèlement sexuel sont des femmes ; le conseil constitutionnel serait-il machiste ?

Et après cela, certains vont encore s’étonner que l’on ne confie pas à la justice le soin de réparer ce dont on a été victime. Tiens, j’entends ma petite voix « Sweeney Todd » qui m’appelle…