Le 06, je me suis réveillée peu avant 8h , je me suis préparée, j’ai pris un dernier petit déjeuner boulonnais, puis je suis partie vers 9h. Marche jusqu’au métro, ligne 10, direction gare d’Austerlitz jusqu’à Odéon, puis ligne 4, direction Porte de Clignancourt jusqu’à la gare de l’Est. Je suis arrivée à l’avance, comme j’avais pris une bonne marge au cas où il y aurait un problème dans le métro ; heureusement, la fin du tome 2 de Letter Bee me tient compagnie. Je jette de temps en un temps un œil sur l’horloge de la gare juste devant moi. Une fois ma lecture finie, j’observe le panneau qui indique les voies des trains : celui que je vais prendre est arrivé, voie 29. Je me lève donc. À 10h22, j’ai composté mon billet. Puis je me suis installée dans le train en direction de Bar-le-Duc, qui s’arrêtera à Château-Thierry, puis à Epernay, où je descendrai. Le train commence à frémir alors que des passagers continuent à monter. Il y a plus de monde qu’à l’aller, mais il fait moins chaud (ouf !). J’ai eu raison d’aller m’installer à l’avance ! Une deuxième annonce vient de retentir, indiquant le départ prochain du train. Ça y est, on démarre. Derniers regards sur la gare de l’Est, sur Paris, l’Ile de France… Des gens continuent d’aller de wagon en wagon à la recherche d’une place. Le ciel est nuageux, avec un peu de bleu. Nous passons les gares de Pantin, Noisy-le-Sec, Bondy, puis d’autres (mais nous allons trop vite pour que les noms soient lisibles). Des immeubles, des arbres, un train en sens inverse, des ponts, d’autres trains, des tunnels : les lumières sont éteintes, cette fois-ci. Des maisons, des immeubles, des arbres, des RER. Ils ont allumé les lumières pour qu’on y voie dans les tunnels. Le ciel s’éclaircit. Des serres, des champs, des arbres, une rivière (la Marne, certainement). La rivière, un lac, du vent, et la route… Des wagonnets orange, des ponts, des champs, les lignes électriques, les poteaux haute tension, les aiguillages… Les contrôleurs passent et poinçonnent. Encore de l’eau (avec un joli pont parallèle au nôtre), et encore une gare. Je crois que je vais dormir un peu…

J’ai dormi jusqu’à Epernay ; la voix de la cheminote m’a réveillée (heureusement !). Je suis désormais à bord du TER Epernay-Reims. C’est un beau petit train, neuf, propre et confortable, sièges bleus (avec décorations blanches et jaunes /,, /,,) pour le tissus, gris clair pour le dossier, accoudoirs gris perle et bleu foncé, tablette gris « granité ». De grandes portes en verre, un panneau lumineux qui diffuse l’information que le départ se fera à 12h03 et nous souhaitant la bienvenue. Le local de service est juste devant moi. Une annonce reprenant les mêmes mots que le panneau à défilement lumineux retentit. En arrivant aux abords d’Epernay, j’ai été accueillie par le paysage familier de vignes et des vallons, ainsi que par une église assez grande. Ça y est, nous partons. Je suis, contrairement au premier train, dos à la route. Nous longeons la rue de Verdun et la Marne, quai du Téblon. Des courts de tennis, l’usine Smurfit-Kappa, une maison en ruine portant le numéro 1, les transports Lebrun, la Marne, le paysage typique d’un village à flanc de colline entouré de vignes… Nous prenons soudain de la vitesse au niveau d’un autre vignoble (Champagne Louis Roederer). D’autres villages, d’autres vignes, des arbres, des champs, le ciel bleu avec quelques nuages en balai. Des verts (clairs : les vignes, foncés : les arbres, avec de nombreuses nuances), du bleu (le ciel), du blanc (les nuages), du jaune (les champs), du marron-beige (les chemins), et du noir (quand nous sommes dans les tunnels). Les lumières éclairent bien. Plafond du train : beige, porte-lumière gris, porte-bagage gris et rouge foncé à bordeaux. Nous passons sur un pont qui enjambe une autre ligne en contrebas, presque à la perpendiculaire. Une autoroute, des terrains de sport, des maisons, des immeubles, des ponts : nous sommes à Reims. Le train s’arrête Voie C. Je vais prolonger l’ambiance en allant manger dans un restaurant asiatique, puis retour à la vie « normale »...